Sur le sable ou dans l’eau, les mouvements familiers prennent une tout autre dimension. L’instabilité du sol et les changements d’appui sollicitent le corps différemment d’une séance classique. Mais ces conditions demandent aussi quelques précautions. Explications.
Contrairement à un sol dur, le sable se déforme sous les appuis et restitue moins d’énergie à chaque pas. Le corps doit donc produire davantage d’efforts pour avancer, sauter ou changer de direction. Cette difficulté varie toutefois selon le terrain. Un sable humide et compact offre davantage de stabilité, tandis qu’un sable sec et profond implique un travail musculaire plus important.
Résultat : une simple marche, une partie de beach-volley ou quelques accélérations peuvent rapidement faire monter le rythme cardiaque.
Sur le sable, les jambes sont en première ligne. Les muscles des pieds et des chevilles stabilisent les appuis, tandis que les mollets, les quadriceps, les ischio-jambiers et les fessiers participent aux déplacements, aux sauts et aux changements de direction.
La sangle abdominale joue également un rôle central. Elle aide à contrôler les déséquilibres provoqués par le sable et à maintenir le bassin stable.
Le haut du corps entre davantage en jeu selon l’activité choisie. Le beach-volley sollicite ainsi les épaules et les bras, tandis que le frisbee sollicite les bras, les épaules et les muscles stabilisateurs du tronc. La natation ou le paddle engagent quant à eux largement le tronc. Plus que le sport lui-même, c’est donc la combinaison entre instabilité, résistance et coordination qui rend l’exercice particulièrement complet.
Le sable amortit certains impacts, mais il ne rend pas automatiquement l’effort plus doux. Son instabilité oblige en effet les muscles et les tendons à corriger en permanence la position du corps. Les chevilles, les mollets, la voûte plantaire et les tendons d’Achille peuvent ainsi être fortement sollicités, surtout sur du sable mou ou lors d’une reprise sportive. Une plage inclinée peut également créer des appuis asymétriques et fatiguer davantage un côté du corps.
La progressivité reste le meilleur réflexe. Ainsi, une séance courte s’avère généralement suffisante pour découvrir les contraintes du sable sans pour autant surcharger les muscles et les tendons. Alterner avec un terrain stable permet en outre de limiter les sollicitations répétées.
Nos astuces pour débuter :
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Crédit photo : Magnific.
Auteur : Séverine