Entre l’air marin, le bruit des vagues et la lumière du matin… Courir sur le sable a tout du footing idéal. Mais sous ses airs de carte postale, la plage reste un terrain exigeant. Dès lors, y pratiquer un running est-il adapté ? Oui, à condition de s’entraîner progressivement et de choisir le bon type de sable. Explications.
Un des premiers avantages du running sur la plage ? Une sollicitation plus importante des pieds, des chevilles, des mollets, des quadriceps, des ischio-jambiers et des fessiers. En cause, la matière qui offre un appui moins stable que la route et qui contraint le corps à travailler différemment. En outre, courir sur le sable stimule davantage la proprioception, c’est-à-dire la capacité du corps à mieux contrôler ses appuis et ses mouvements.
Autre point intéressant, un sol plus meuble atténue les impacts au sol par rapport au bitume. Pour certaines personnes, cela procure une sensation de confort articulaire, même si les muscles et les tendons sont davantage sollicités.
Enfin, n’oublions pas l’effet sur le mental. Changer de décor, respirer en bord de mer et sortir de ses parcours habituels augmente résolument la dimension plaisir.
Vous débutez en matière de running sur la plage ? Alors privilégiez le sable mouillé, près de l’eau. Plus ferme, il offre davantage de stabilité et se rapproche des sensations connues sur chemin ou sur route.
Le sable sec, quant à lui, se montre beaucoup plus instable. Il demande plus d’effort, fatigue plus vite les jambes et sollicite fortement les mollets, les chevilles et les tendons d’Achille. Il peut être intéressant pour de courtes portions ou un travail spécifique, mais pas forcément pour toute une sortie, surtout si l’on n’a pas l’habitude.
Si le sable amortit certains chocs, il n’est pas sans risque. En effet, son instabilité peut augmenter les contraintes sur les muscles stabilisateurs, les chevilles et les tendons. Les plages en pente peuvent en outre déséquilibrer la foulée et créer des tensions d’un seul côté du corps.
Courbatures, fatigue rapide, douleurs au tendon d’Achille ou entorses peuvent apparaître si l’on en fait trop, trop vite. Le bon réflexe : commencer court, écouter ses sensations et augmenter progressivement la durée.
Avis aux adeptes de liberté absolue, courir pieds nus sur la plage peut être agréable et renforcer les muscles du pied. Mais pour un corps habitué aux chaussures, le changement se révèle important. Mieux vaut commencer par quelques minutes seulement, sur sable propre, sans coquillages, cailloux ni débris.
Et pour une sortie plus longue, des chaussures adaptées restent souvent préférables, surtout si vous reprenez la course ou si vous avez des antécédents de douleurs aux pieds, aux mollets ou aux tendons.
Commencez par 10 à 15 minutes, alternez marche et course, privilégiez le sable mouillé et évitez les heures les plus chaudes. Pensez aussi à vous hydrater, à protéger votre peau et vos yeux, puis à terminer par quelques étirements doux. Courir sur le sable peut être une excellente idée, à condition de laisser au corps le temps d’apprivoiser ce terrain mouvant.
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Crédit photo : Freepik.
Auteur : Séverine